Entreprendre est avant tout un état d’esprit. Il faut oser imaginer, oser remettre en question, oser croire et persévérer. L’état d’esprit est la clé. Pour que quelque chose devienne possible, quelqu’un doit y croire et agir tout en prenant en considération les opportunités du marché et en mesurant les risques encourus.
Le monde d’aujourd’hui se caractérise par un contexte très porteur pour les entrepreneurs. Pour cela, un entrepreneur doit nécessairement appréhender l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial qui lui permet d’envisager la voie à suivre afin de réussir à atteindre ses objectifs.
De ce fait, ce cours offre aux étudiants, futurs entrepreneurs, les outils pour se donner les moyens d’oser entreprendre.
Mais c’est quoi entreprendre ?
L’OCDE définit l’entrepreneuriat comme l’action humaine qui consiste à entreprendre pour générer de la valeur, en créant ou en développant des activités économiques grâce à l’identification et l’exploitation de nouveaux produits, processus ou marchés.
L’acteur principal de la création de valeur est appelé l’entrepreneur. Il s’agit d’une personne ou d’un groupe de personnes qui assume le risque de créer et de gérer une entreprise.
L’entreprise est une entité économique autonome qui combine des facteurs de production en vue de produire des biens et des services marchands (destinés à être vendus sur le marché) afin de réaliser des profits.
L’entrepreneuriat recouvre deux réalités :
- La capacité de développer son esprit entrepreneurial afin d’oser apporter des solutions à des besoins exprimés ou latents
- croire à son projet et créer sa propre entreprise.
Dans tous les cas, on part d’une idée, que l’on transforme en projet qui évolue et se bonifie pour se transformer en entreprise.
Attention ! Entreprendre s’apprend. En effet il faut apprendre à développer son esprit entrepreneurial et bien entendu à créer une entreprise. Il existe plusieurs facteurs dans l’environnement des affaires qui font que l’acte d’entreprendre comporte la notion de risque. Parmi ces facteurs, on cite :
- L’apparition de nouveaux concurrents.
- La baisse de la demande à cause d’une crise économique ou sanitaire, (la pandémie du COVID-19 constitue une bonne illustration concernant la baisse de demande engendrée par le confinement et l’arrêt des activités économiques. Ce problème a touché surtout le secteur du transport aérien).
- La rupture d’approvisionnement.
- L’augmentation des coûts des facteurs de production (capital, travail ou ressources naturelles).
- L’évolution rapide de la technologie.
- La survenue d’une crise économique, ou politique.
Par ailleurs, s’intéresser à l’entrepreneuriat revient à relever plusieurs défis individuels et collectifs :
– le développement rapide des pays émergents qui ouvre de nouveaux territoires, et donc offre de nouvelles opportunités pour des entrepreneurs potentiels ;
– l’impératif de compétitivité qui passe par la recherche permanente d’innovations technologiques, commerciales et sociétales ;
– des déréglementations en cours qui remettent en cause les effets de rente. L’ouverture des marchés entraîne une redistribution des cartes ;
– les nouvelles technologies qui pénètrent tous les secteurs d’activité ;
– les clients, de plus en plus exigeants, qui recherchent une satisfaction maximale ;
– de nouvelles pressions (consommateurs, utilisateurs, actionnaires) qui imposent de nouvelles approches et de nouvelles logiques ;
– la nécessité d’inventer les modèles économiques de demain, en remplacement de ceux que nous connaissons qui s’essoufflent ou ne fonctionnent plus.
L’entrepreneuriat est une véritable réponse à ces nouveaux défis. Afin d’augmenter les probabilités de succès des projets entrepreneuriaux, il faudrait impliquer toutes les parties prenantes (stakeholders) de la société, c’est-à-dire : l’État, la communauté éducative et l’environnement socio–économique.
Il s’agit de mobiliser trois univers :
1) L’univers politique : comporte les dispositifs de soutien et les politiques qui encouragent la création et le développement des entreprises (lois, incitations fiscales, financement…)
2) L’univers de la pratique ou socio-économique : Qui est lié aux créateurs de projets, aux consultants et spécialistes et aussi les financiers qui contribuent à la concrétisation des projets.
3) L’univers académique : composé des enseignants, étudiants et chercheurs qui sont concernés par la promotion de l’esprit entrepreneurial et aussi sont en mesure de fournir des formations adéquates.
Du conditionnement à la réalisation du projet :
Ce cours traite du processus entrepreneurial qui associe une personne et un projet, un individu et une idée. Ce processus se construit dans le temps. Être entrepreneur n’est donc pas un statut pour la vie mais plutôt une période pendant laquelle un individu agit. Les aspects temporels et dynamiques sont prépondérants.
- Enseignant: Noureddine ATTAR